St Benedictus Abdij - Achel

- Histoire de la brasserie - 1/2

Lorsque la petite communauté de Meersel-Dreef s'est installée en 1846 à Achel, celle ci prit place dans un couvent qui ne comprenait alors plus la brasserie dont il était équipé quelques décennies plus tôt. Les premières bières servies au monastère nouvellement occupé furent achetées chez des brasseurs locaux. Les principaux fournisseurs furent Koeckhofs de Achel, F.H Spaas, J. Simons et la veuve Ballings de Hamont.

Le couvent connaissant une croissance et, comme l'exige la vie monacale, tentant de se préserver autant que possible de la vie extérieure, une autorisation de brasser sa propre bière est alors requise par l'abbaye, qui en obtient l'autorisation officielle par un arrêté royal du 12 Juillet 1850. On sait, à la lecture des factures qu'a pu conserver l'abbaye, que le tonnelier Koeckhofs de Achel ainsi que Monsieur Kloosterman (nom prédestiné faut il croire) ont contribué à l'installation des cuves de la brasserie.

Il est probable que cette première brasserie n'ait été tout à fait opérationnelle que vers 1852. Une malterie fut également installée sur place. Le houblon était alors acheté dans la région de Liège, réputée pour sa production de qualité, auprès de la firme Carpay (Carpet ?) de Oupeye.

Quel fut alors le volume de production ? on ne le sait pas, mais il est plus que probable que la production était alors exclusivement réservée à la communauté. Certains document attestent pourtant de livraisons de bière à l'extérieur de l'abbaye, mais cela restait très occasionnel, pour ne pas dire rare.

Selon les mémoires du père Edmond Van Well, la brasserie était alimentée par un tuyau souterrain directement relié au ruisseau Tongelreep tout proche. Si l'on en croit ce témoin, la qualité de la bière était très bonne et l'abbaye brassait alors une bière forte de 12° dénommée " 'T Patersvatje " (le petit fût du Père) qui soutenait la comparaison par rapport aux autres bières régionales de l'époque.

On ne sait plus qui fut le premier brasseur, mais le nom de Ceusters revient régulièrement dans les déclarations d'accises, et il fut peut être effectivement le premier brasseur. Lui succédèrent Wouters Vessem en 1872 et Gerard Slegers jusqu'en 1912. Un seul brassin par mois était déclaré aux accises, confirmant la destination principalement communautaire de la production. La brasserie fut parfois inscrite aux registres aux noms des pères abbés, c'est ainsi qu'on constate une dénomination "brasserie Verstraeten" de 1896 à 1913 et "brasserie Lans" de 1913 à 1926, du nom des pères abbés de l'époque.

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