Rochefort (abbaye Notre Dame de St Rémy)

- Histoire de l'abbaye

Vers 1755, la discipline laissait plus qu'à désirer dans l'abbaye et l'Abbé Henri de Villegia prit à cette date une ordonnance sévère qui stipulait qu'il était "défendu de prendre du thé, du café, du chocolat, des liqueurs, du vin, de fumer, de jouer aux cartes, sous peine d'être confiné dans sa chambre une journée entière". A la fin de l'ancien régime, les moines demandèrent à la cour de Rome d'être déliés de leurs voeux. En 1792, le Pape sécularisa l'abbaye et autorisa les moines à porter le titre de chanoine. Les moines se partagèrent l'argenterie, les linges, la bibliothèque, les revenus et vécurent indépendants, chacun dans son quartier, avec son domestique. Ils étaient alors au nombre de 8.

En mai 1794, l'armée de Moselle, commandée par Jourdan, envahit l'abbaye mais ne se contentèrent que d'enlever les provisions de bouche et les objets de valeur, sans laisser de ruines derrière eux. La populace se chargea d'achever la besogne, envahit le Monastère, brisa vitraux et meubles et pilla la bibliothèque. L'abbaye de St Rémy fut vendue en 1796. Elle fut acquise par un individu qui fit démolir l'Eglise et les lieux réguliers et construisit avec les matériaux qu'il en retira, divers immeubles existant encore à Rochefort. Le dernier abbé de St Rémy, Armand de La Pierre, mourut doyen de Rochefort en 1822.

En 1887, Saint Rémy fut rachetée par l'abbé Sény, qui en fit donation à l'abbaye d'Achel. Celle ci, en Décembre de la même année y envoya une première colonie de religieux. L'abbaye traversa les deux guerres en parvenant à subsister malgré l'occupation allemande.

Elle occupe aujourd'hui (2003) environ une trentaine de religieux de l'Ordre des Cisterciens Trappistes.

Les trois thèmes de sa devise "Curvata Resurgo" (Courbée, je me redresse) illustrent les trois vertus théologales : le palmier (la foi), l'étoile (l'espérance) et la rose (la charité).

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