| Les moines et la bière (2/3) |
- Révolutions, évolutions... - Mais dès le 15ème siècle, beaucoup d'abbayes, en concurrence avec les brasseries artisanales, abandonnent leur brasserie. Au 16e siècle, il ne reste guère que la brasserie de l'abbaye de Saint Laurent à Dieulouard en Moselle qui soit encore connue largement en France. Elle disparaît à la Révolution Française. D'autres brasseries d'abbaye subsistent, mais à une échelle très réduite. Ce mouvement fut accompagné d'une formidable explosion de la consommation. Les brasseries monacales ne pouvaient plus, dans ces conditions, concurrencer les brasseries laïques. A quelques exceptions près, celles ci ne produisirent bientôt plus que pour leurs besoins propres, dans des conditions de rentabilité de plus en plus difficiles à tenir. La première puis la deuxième guerre mondiale, et les bombardements qui les accompagnèrent, eurent encore raison de quelques unes des rares authentiques brasseries d'abbaye qui subsistaient, notamment en France. L'Allemagne, et pour cause, fut plutôt épargnée par ces événements. Une longue tradition de petites brasseries artisanales y perdure. Les vicissitudes de la guerre y furent différentes et leurs impacts sur les brasseries bien moindres. Plusieurs abbayes continuent d'y brasser de la bière. A travers l'Europe , quelques abbayes, trappistes notamment, continuèrent les activités de brassage avec un succès grandissant, dans le contexte du formidable bond en avant économique d'après guerre.
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